des ondes émises, il n’est pas bon de garder son smartphone trop près du corps, selon l’Anses

des ondes émises, il n’est pas bon de garder son smartphone trop près du corps, selon l’Anses

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MAUVAISES ONDES L’Anses publie ce lundi son expertise sur les expositions aux téléphones mobiles portés près du corps

A cause des ondes qu'ils émettent, certains smartphones pourraient être dangereux pour la santé lorsqu'ils sont portés trop près du corps.
A cause des ondes qu’ils émettent, certains smartphones pourraient être dangereux pour la santé lorsqu’ils sont portés trop près du corps. 
  • Dans un rapport publié ce lundi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) évalue les éventuels effets sur la santé des expositions aux ondes des téléphones mobiles.
  • Lorsqu’ils sont portés très près du corps, les smartphones peuvent représenter un danger pour la santé.
  • C’est pourquoi dans son avis, l’Anses recommande un durcissement des normes pour protéger les utilisateurs.

Les ondes émises par nos smartphones sont-elles dangereuses pour la santé ? Oui, selon les conclusions d’un rapport de l’Anses publié ce lundi sur les effets des « expositions aux téléphones mobiles portés près du corps ». Certains téléphones portables mis en vente avant 2016 doivent être retirés de la circulation, ou au moins mis à jour, car ils émettent trop d’ondes et dépassent les normes les plus récentes quand ils sont portés dans la poche d’une veste ou d’un pantalon. L’agence sanitaire n’a pas révélé le nombre ni le nom des modèles visés, mais elle recommande que des mesures soient prises afin que les utilisateurs ne soient plus exposés à des niveaux élevés lorsque les téléphones sont portés près du corps.

Des smartphones non conformes aux normes en vigueur

A l’origine du problème, le DAS (débit d’absorption spécifique) de ces modèles. Cet indicateur évalue la quantité d’énergie absorbée par le corps exposé à des ondes. La réglementation stipule que ce DAS ne doit pas dépasser la valeur de 2 watts par kilo (W/kg). Ce DAS est mesuré en laboratoire avant la mise sur le marché des portables. Avant 2016, la distance d’éloignement utilisée pour le mesurer pouvait aller jusqu’à 2,5 cm entre le téléphone et le corps.

Mais en avril 2016, les normes ont été durcies, afin de tenir compte de l’évolution des modèles et des usages. Depuis, les fabricants sont tenus d’évaluer l’exposition dans des conditions réalistes d’utilisation : lorsque le téléphone est placé très près du corps. Ainsi, pour les rayonnements sur le tronc, c’est-à-dire lorsque le smartphone est dans une poche de veste ou un sac, les émissions d’ondes sont désormais mesurées à 5 millimètres de distance avec le corps au maximum.

Conséquences : certains téléphones qui étaient conformes à la précédente réglementation ne le sont plus aujourd’hui, et leur DAS dépasse 2 W/kg si on le mesure à moins de 5 mm du corps. Or, « la durée moyenne d’usage d’un téléphone étant de quelques années (3-5 ans), un certain nombre de ces téléphones sont vraisemblablement toujours utilisés aujourd’hui », souligne le directeur général de l’Anses​, Roger Genet. C’est pourquoi, dans son rapport, « l’Anses recommande que des mesures soient prises afin que les utilisateurs ne soient plus exposés à des DAS supérieurs à 2 W/kg, par exemple par le biais de mises à jour des logiciels des téléphones (ou) le rappel de téléphones ».

Ne pas transporter ces appareils trop près du corps

En attendant, l’Anses préconise de ne pas transporter ces appareils trop près du corps. Pour parvenir à ces recommandations, l’Anses a tenu compte « des expositions potentiellement élevées lorsque les téléphones sont placés très près du corps » et « des incertitudes qui subsistent sur les éventuels effets sanitaires à long terme » des ondes émises par les téléphones.

Outre les modèles d’avant 2016, il arrive que des téléphones « présentant des valeurs de DAS élevées lorsqu’ils sont placés près du corps (soient) encore mis sur le marché », rappelle l’Anses. C’est pourquoi un autre organisme, l’Agence nationale des fréquences (ANFR), procède régulièrement à des contrôles.

Entre 2017 et 2019, l’ANFR « a détecté 16 téléphones non conformes à la nouvelle réglementation », avec un DAS supérieur à 2W/kg à 5 mm de distance. Cela a abouti l’an dernier au rappel de certains d’entre eux, comme le Neffos X1 du fabricant chinois TP-Link ou le Hapi 30 d’Orange, et à des mises à jour logicielles pour d’autres.

Durcir encore la réglementation

Avant même le changement de réglementation en 2016, des tests avaient été menés au plus près du corps par l’ANFR, pour coller à des conditions d’utilisation plus réalistes que la distance d’éloignement alors en vigueur. « Des tests sur près de 300 téléphones positionnés à proximité du tronc, au contact et à 5 mm de distance, ont ainsi été réalisés entre 2012 et 2016 », selon l’Anses. « Les résultats avaient révélé qu’une grande proportion des téléphones testés présentait des valeurs de DAS supérieures à la valeur de 2 W/kg, certaines dépassant 7 W/kg au contact », rappelle l’Agence.

Poche de jean, de chemise ou de veste : nombreux sont celles et ceux qui gardent leur smartphone contre eux, à moins de 5 mm de leur corps. C’est pourquoi l’Anses préconise de durcir encore la réglementation, « afin que les mesures (…) du  » DAS tronc  » des téléphones mobiles soient effectuées au contact du corps ».

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