Ukraine : Moscou doit mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire

Ukraine : Moscou doit mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire

Le secrétaire d'État Antony J. Blinken, lors de la conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) de 2022 au siège des Nations Unies, le lundi 1er août 2022. 

Le secrétaire d’État Antony J. Blinken, lors de la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) de 2022 au siège des Nations Unies, le lundi 1er août 2022. 

(AP Photo/Yuki Iwamura)

Dans une déclaration conjointe, Washington, Londres et Paris ont appelé Moscou à mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire. De son côté, le président russe, Vladimir Poutine s’est prononcé, dans un message officiel, contre tout conflit de ce type. 


10H37 TU. Le régiment ukrainien Azov désigné « organisation terroriste » par la justice russe.

La Cour suprême russe classe le régiment ukrainien Azov, célèbre pour avoir défendu Marioupol en Ukraine, comme « organisation terroriste », ce qui pourrait valoir de très lourdes poursuites à ses combattants faits prisonniers par la Russie.

Des ukrainiens portent des chemises avec les photos de leurs amis, des soldats ukrainiens du régiment Azov qui ont été capturés par la Russie en mai après la chute de Marioupol, lors d'un rassemblement à Kyiv, en Ukraine, le samedi 30 juillet 2022.

Des ukrainiens portent des chemises avec les photos de leurs amis, des soldats ukrainiens du régiment Azov qui ont été capturés par la Russie en mai après la chute de Marioupol, lors d’un rassemblement à Kyiv, en Ukraine, le samedi 30 juillet 2022.

(AP Photo/David Goldman)

Citée par l’agence publique TASS, une juge de la Cour suprême a indiqué « satisfaire la demande administrative du Parquet général, reconnaître l’unité paramilitaire ukrainienne +Azov+ comme organisation terroriste et interdire ses activités dans la Fédération de Russie ».



10H04 TU. Russie: l’ex-président Medvedev plaide le « piratage » après un post au vitriol.

L’ex-président russe Dmitri Medvedev, coutumier des déclarations au vitriol sur les réseaux sociaux affirme que l’un de ses comptes a été piraté, après la publication d’un message remettant en question la souveraineté d’ex-républiques soviétiques.

Apparu dans la nuit de lundi 1er au mardi 2 août sur la page officielle de Dmitri Medvedev sur VKontakte (VK), l’équivalent russe de Facebook, ce long message, effacé au bout de quelques minutes, affirmait notamment que « tous les peuples qui habitaient autrefois la grande et puissante URSS vivront à nouveau ensemble, dans l’amitié ».

« Les administrateurs de VKontakte vont s’occuper de ceux qui ont piraté la page, écrit et publié le message effacé« , a déclaré un porte-parole de Dmitri Medvedev à l’agence de presse russe Interfax.

Le message effacé affirmait que la Géorgie, pays du Caucase qui a affronté Moscou lors d’une guerre en 2008, ne pouvait exister qu’en faisant partie de la Russie. Il prenait également pour cible le Kazakhstan, la plus grande des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, dont les relations avec la Russie traversent des turbulences à cause de sa neutralité affichée au sujet de l’Ukraine.

Dans ce message le Kazakhstan était qualifié d’« Etat artificiel » et accusé de « génocide » contre la minorité russe qui vit dans ce pays, une accusation similaire portée sans preuve par Moscou contre l’Ukraine pour justifier son intervention militaire. 

07H26 TU. Le premier chargement de céréales ukrainiennes attendu à Istanbul « après minuit ».

Le premier chargement de céréales ukrainiennes exporté depuis l’invasion russe le 24 février, est attendu « après minuit » à Istanbul, selon le ministère turc de la Défense.

Le Razoni, battant pavillon de la Sierrea Leone, qui a quitté Odessa peu après 9H00 (6H00 GMT) lundi 1er août avec 26.000 tonnes de maïs à destination du port libanais de Tripoli, était initialement annoncé mardi 2 août, en début d’après-midi. Il est désormais attendu « après minuit », soit à partir de 21H00 GMT, à Istanbul, selon le ministère.

Le Razoni se trouvait dans la nuit au large des côtes roumaines, mais il a déconnecté son AIS, système d’identification automatique qui permet de suivre sa trajectoire, vers 2H00 du matin (23H00 GMT lundi), selon les données du site Marine Traffic.

Le Razoni part du port d'Odessa, en Ukraine, le lundi 1er août 2022. 

Le Razoni part du port d’Odessa, en Ukraine, le lundi 1er août 2022. 

(AP Photo/Michael Shtekel)

Le cargo a progressé avec une extrême lenteur (7 noeuds) lundi dans les eaux ukrainiennes en raison de la présence possible de mines, mais il avait augmenté ensuite sa vitesse, selon Marine Traffic.
Il doit être inspecté par une équipe du Centre de coordination conjointe qui supervise les exportations de céréales ukrainiennes et veille à la stricte application de l’accord signé le 22 juillet entre la Russie, l’Ukraine la Turquie et les Nations unies.

Selon la procédure décrite par les autorités, « le navire n’entrera pas dans un port d’Istanbul, les inspections seront menées en mer, au mouillage » à l’entrée du Bosphore sur la Mer Noire.

La presse a été prévenue de rester à l’écart: « Les bateaux ne seront pas autorisés à s’approcher du navire. Le Commandement des garde-côtes prendra les mesures nécessaires à cet égard » a mis en garde le ministère de la Défense.



22H03 TU. Les sanctions pèsent lourdement sur l’économie russe, selon une étude de Yale.

L’impact des sanctions occidentales sur l’économie russe est bien plus important que ce que montrent les chiffres officiels, selon une étude de l’Université de Yale, soulignant également qu’un « pivot vers la Chine » semble peu réaliste.

« Un récit commun a émergé », indiquent les auteurs de cette étude: les sanctions économiques imposées par les pays occidentaux contre la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine, auraient créé « une +guerre d’usure économique qui fait des ravages à l’Ouest+, étant donné la supposée +résilience+ voire +prospérité+ de l’économie russe ».

« C’est tout simplement faux », assurent ces experts de l’Ecole de management de Yale, dénonçant des « statistiques sélectionnées » par le président russe, Vladimir Poutine. Or, selon leur analyse, « les départs des entreprises et les sanctions paralysent l’économie russe, à court et à long terme ».

Les sanctions économiques, ainsi, dissuadent de nombreuses entreprises et pays de continuer à commercer avec la Russie. Et le pays peine à se fournir en pièces détachées et matières premières, ou à obtenir certaines technologies essentielles.

Le tableau est sombre: « Malgré les illusions d’autosuffisance et de substitution des importations (…), la production intérieure russe s’est complètement arrêtée et n’a pas la capacité de remplacer les entreprises, les produits et les talents perdus ».

Les entreprises qui ont quitté le pays « représentent environ 40% de son PIB, annulant la quasi-totalité des trois décennies d’investissements étrangers », avancent également les auteurs de cette enquête.

Pour pallier ces faiblesses, Vladimir Poutine « a recours à une intervention budgétaire et monétaire insoutenable », et les finances du Kremlin « sont dans une situation bien plus désespérée que ce qui est admis ».
 

20H03 TU. Washington va envoyer de nouvelles armes à l’Ukraine pour une valeur de 550 millions de dollars.

Les Etats-Unis annoncent qu’ils vont envoyer de nouvelles armes aux forces ukrainiennes combattant l’invasion russe pour une valeur de 550 millions de dollars, dont des munitions pour des lance-roquettes de plus en plus importants dans la bataille.

Cette aide va notamment « inclure davantage de munitions pour les systèmes (…) Himars », a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, à la presse.

Cela porte le montant total de l’assistance militaire allouée à l’Ukraine depuis que le président Joe Biden a pris ses fonctions à plus de 8 milliards de dollars, selon lui. La nouvelle aide comprendra également 75.000 obus de 155 mm, a précisé le Pentagone dans un communiqué.

« Les Etats-Unis continueront de travailler avec leurs alliés et partenaires pour fournir à l’Ukraine des capacités clés », a souligné le Pentagone.

17H21 TU. Washington, Paris et Londres appellent Moscou à mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire.

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne appellent la Russie à mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire. Washington presse également Moscou et Pékin d’entamer des pourparlers sur le contrôle des armements nucléaires.

Dans une déclaration conjointe, Paris, Londres et Washington, pays alliés et dotés de l’arme nucléaire, rappellent « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », et que « les armes nucléaires doivent, aussi longtemps qu’elles existeront, servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre »

« Dans le contexte de la guerre d’agression illégale et non provoquée menée par la Russie contre l’Ukraine, nous appelons la Russie à mettre fin à sa rhétorique nucléaire et à son comportement irresponsables et dangereux », ont-ils ajouté à l’occasion de l’ouverture de la dixième Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
 

17H13 TU. Vladimir Poutine: « pas de vainqueurs dans une guerre nucléaire ».

Le président russe Vladimir Poutine s’est prononcé contre tout conflit nucléaire, à l’heure où l’offensive militaire du Kremlin en Ukraine a ravivé les craintes d’une dérive atomique.

« Nous partons du principe qu’il ne peut y avoir de vainqueurs dans une guerre nucléaire et que cette dernière ne doit jamais être déclenchée », a indiqué M. Poutine, dans un message adressé aux participants d’une conférence des 191 pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Dans ce message publié sur le site du Kremlin, il a assuré que la Russie continuait de suivre « la lettre et l’esprit » de ce traité.

La Russie avait annoncé avoir placé ses forces nucléaires en état d’alerte peu après son offensive en Ukraine du 24 février. M. Poutine a, lui, évoqué des représailles « rapides comme l’éclair » en cas d’intervention directe de l’Occident dans le conflit.

16H39 TU. Russie : des députés contre l’adoption d’enfants par des pays « inamicaux »

Des députés russes ont déposé une proposition de loi visant à interdire aux ressortissants de pays « inamicaux » d’adopter des enfants en Russie, au moment où les tensions entre les Occidentaux et Moscou sont à leur comble.

La proposition, parue sur le site internet de la Douma, la chambre basse du Parlement, vise à élargir le champ d’application d’une loi de 2012 interdisant aux Américains d’adopter des enfants russes et de la rendre opposable aux citoyens de pays auteurs d’actions « inamicales » envers la Russie.

Le gouvernement russe a répliqué aux sanctions prises pour punir son offensive militaire en Ukraine, en allongeant cette liste de « pays inamicaux »

On y trouve désormais les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Norvège, Taïwan et l’ensemble des membres de l’Union européenne

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