Crépitement des armes militaires à Conakry : que se passe-t-il en Guinée ?

Crépitement des armes militaires à Conakry : que se passe-t-il en Guinée ?

Ce sont des crépitements des armes lourdes et des rumeurs parmi les plus folles qui ont réveillé les Guinéens ce dimanche, 05 septembre 2021. Selon plusieurs citoyens contactés au téléphone par Guineematin.com, des dizaines de véhicules militaires, lourdement armés, ont circulé dans la commune de Kaloum (centre administratif et des affaires) qui abrite la présidence de la République. Des tirs à l’arme automatique sont entendus.
L’entrée de la commune de Kaloum a été fermée et le marché Niger (le plus grand de Kaloum) s’est précipitamment vidé des marchants et clients ce matin. Les habitants sont terrés chez eux, surtout que la consigne des militaires rencontrés est la même : « allez à la maison ! Restez vous ! ».
Autre signe évocateur du malaise qui existe ce matin dans la ville de Conakry, les chancelleries occidentales (sans doute très informées de la situation en cours dans la capitale guinéenne comme l’ambassade de France en Guinée) ont demandé à leurs ressortissants d’être vigilants et de rester chez eux.
Pour le moment, aucun officiel (ni un membre de l’entourage du président Alpha Condé, ni un membre du gouvernement) n’a officiellement pris la parole. Ce qui laisse évidemment place à la confusion et aux rumeurs les plus pessimistes, quelques fois contradictoires.
Au siège de la radiodiffusion et télévision nationale (RTG), un reporter de Guineematin.com a remarqué un renforcement du dispositif sécuritaire. Un responsable de la radio nationale a été vu à la porte d’entrée, entouré de quelques agents…
Un citoyen qui habite près du camp Alpha Yaya Diallo (le plus grand camp du pays, situé dans la commune de Matoto, qui abrite notamment le bataillon des troupes aéroportées) a dit au téléphone de Guineematin.com que les militaires leur ont demandé de rentrer chez eux.
Dans les différents marchés de la capitale guinéenne, certaines femmes encouragent d’autres à se faire assez de provisions « parce qu’on ne sait pas ce qui se passe dans la ville »…
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