Trafic de cartes Rapido sur l’autoroute : La peine que risque l’informaticien Mouhamed Dème

Trafic de cartes Rapido sur l’autoroute : La peine que risque l’informaticien Mouhamed Dème

Trafic de cartes Rapido sur l’autoroute : La peine que risque l’informaticien Mouhamed Dème
Après 7 mois de détention préventive, Mouhamed Dème, âgé de 33 ans, informaticien de son état, a été attrait à la barre du tribunal correctionnel de Dakar, pour association de malfaiteurs, introduction frauduleuse dans un système informatique, contrefaçon de sceau et usurpation d’identité. Le jeune homme encourt 2 ans de prison dont 1 an ferme.

Selon l’économie des faits, Mouhamed Dème, après avoir rompu son contrat avec la société Khoury Transport, continuait de bénéficier de la carte Rapido de la société Eiffage que lui avait remis ladite société.

Ainsi le sieur Dème a loué sa carte à 5 000 F Cfa au chauffeur Alassane Gning, pour péage tronçon Thiès – Dakar. Mais au bout d’un mois, la société de transport où travaillait Mouhamed Dème demande la résiliation de la carte.

Tirant profit de ce deal, Alassane propose à Dème de chercher d’autres cartes Rapido. Ayant suivi l’idée du chauffeur, l’informaticien crée un compte identique à celui de la société Khoury Transport et envoie un mail à la société Eiffage pour passer une commande de 30 cartes « Rapido illimité ». Au bout de quelque temps, muni d’une pièce d’identité ramassée et du cachet de son ancienne société, Dème se rend à Eiffage pour récupérer la commande.

Selon le mis en cause, il a distribué les cartes à Alassane Gning et à Mame. Ils ont respectivement reçu 20 et 10 cartes. A l’en croire, leur magouille a duré trois mois. «Chaque jour, je devais recevoir 5 000 F CFA par carte», a confessé Mohamed Dème.

Leur agissement a été mis à nu, quand la comptabilité de la société a reçu les factures. Venus se plaindre au niveau d’Eiffage, tous les détenteurs des cartes sont tombés un à un.

Venu représenter les intérêts de la société Eiffage, Maitre Diène estime que la culpabilité des prévenus ne souffre d’aucun doute. L’avocat a réclamé 29 millions de francs CFA à titre principal et 5 millions de francs CFA en guise de dédommagement pour le compte d’Eiffage.

Après avoir requis la relaxe de Mouhamed Dème du délit de contrefaçon de sceau, le représentant du ministère public a demandé la requalification du chef d’introduction frauduleuse dans un système informatique en escroquerie. Pour la peine concernant le prévenu Dème, il a requis 2 ans d’emprisonnement dont 1 an ferme.
L’affaire est mise en délibéré et le verdict sera rendu le 8 septembre prochain.

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