DE SANDAGA AU CHAMP DES COURSES… SUR LES TRACES DES COMMERÇANTS DÉBOUSSOLÉS

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DIX JOURS APRÈS LE DÉMÉNAGEMENT

Emedia.sn est retourné à Sandaga dix jours après les opérations de démolition. Les ferrailleurs, qui avaient pris d’assaut les lieux pour récupérer tout ce qui pouvait l’être, ont cédé la place aux agents de Gravupub.

Alioune Fall, le chef d’équipe, et ses hommes sont trouvés en train de clôturer le périmètre ceinturant le bâtiment central. Des opérations qui ont démarré la semaine dernière mais qui prendront le temps qu’il faudra, nous a-t-il répondu, s’agissant des délais.

À l’intérieur dudit périmètre, des corbeaux piochent sur les tas d’immondices, çà et là. Une puanteur ambiante se dégage des lieux.

Aux alentours, la circulation est beaucoup plus fluide pour le plus grand soulagement des automobilistes. Mêmes les tabliers qui occupaient un des artères du rond-point ont été repoussés un peu plus loin.

Contre toute destruction jugée illégale, le Collectif « sauver Sandaga », regroupant des architectes, des artistes et des citoyens anonymes, agite une plainte, arguant que le bâtiment est classé patrimoine national.

« Les négociations sont en cours pour trouver une issue », a-t-on recueilli.

Pour l’heure, les lieux restent le repaire des « boudiou-men ». L’un d’eux a été aperçu, courant pour rentrer dans le bâtiment.

Ça rouspète toujours fort au marché du champ des courses, lieu de recasement des déguerpis de Sandaga. Plaintes et revendications résonnent plus fort quand les sempiternelles récriminations sur les erreurs de surface octroyée (une cantine d’un mètre au lieu de quatre, par exemple), sont mélangées aux désagréments liés à l’hivernage surtout avec un toit qui suinte et des eaux stagnantes. « On se demande qu’est-ce que ce sera quand le ciel va ouvrir ses vannes », s’inquiètent Habibou Aïdara et ses collègues commerçants.

Même si du côté de l’Association Taxawu Sandaga (ATS), par la voix de son vice-président, Dame Niang, on rassure, insistant sur la « commodité » des lieux, le constat est frappant que peu de commerçants occupent les cantines. Ce, près de quinze jours après la Tabaski.

Les autorités sont ainsi appelées à montrer le chemin du marché aux clients qui se font rare. Très rare même.

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