ABDOU KARIM SALL OU (L’ART DES « KONNERIES » SALES),

ABDOU KARIM SALL OU (L’ART DES « KONNERIES » SALES),
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Par Mbaye SECK

Pendant que la mémoire de nos morts s’agite face à la poésie d’injures qui nous est servie par Moustapha Cissé Lo et que tous les Sénégalais épris de valeurs sont choqués et s’interrogent sur comment a-t-on pu arriver à une telle insolence dans l’espace politique Sénégalais, un Ministre de la République le détrône au podium de l’insolence en foulant au pied des valeurs partagées par l’humanité toute entière.

En ayant le culot de bouffer sans étouffer ces gazelles oryx, une espèce animale protégée, ce ministron a même réussi à détourner l’opinion de questions essentielles notamment le « foxatti » des terres des pauvres paysans de Ndengler et de Djilakh par l’homme d’affaires Babacar Nguom.

Avant d’en arriver aux agissements du Ministre de l’environnement réprouvés par la morale la plus élémentaire et constituant aussi une atteinte flagrante à la loi, que l’on peut à juste titre qualifier de « braconnage », rappelons d’abord que ces espèces animales jadis disparues ont été réintroduites au Sénégal en 1999 grâce à un accord avec l’Israël.

Dans sa volonté de maquiller la vérité dans cette affaire, le ministère de l’environnement a reconnu le transfert d’oryx de la réserve du Ferlo (Ranerou) vers la ferme Sael, qui est un domaine privé sans donner de détails. C’est par la suite qu’on en saura plus.

En effet, lors de leurs convoyages nuitamment deux de ces six espèces animales ont connu quelques blessures et une fracture du fémur qui leur ont été fatales. Et aux dernières nouvelles on nous apprend que les deux gazelles oryx en agonie auraient été abattus pour un Dibi bien succulent du Ministre.

Et pour justifier son acte, la cellule de communication du Ministre monte au créneau à travers un long communiqué de trois pages dans lequel on parle de tout et de rien et passe sous silence les faits évoqués.

Ci-dessus j’affirmais que la morale et la loi, ces deux règles de conduite sociales censés régir nos comportements et nos actions ont été durement entamés par Abdou Karim Sall.

En effet s’il lui reste encore une once d’humanisme et de moralité, son sommeil devrait être hanté par une valse de questions :

Comment ai-je pu penser faire mien une espèce animale qui constitue un patrimoine mondial ?

Qu’est-ce qui a pu me pousser à trouver des subterfuges (convention avec le directeur des parcs nationaux dont je suis le supérieur hiérarchique) pour amener ces espèces animales dans mon ranch privé ?

Le titre de ministre l’environnement s’accommode-t-il maintenant avec ma personne ?

Comment continuer à regarder les quatre gazelles oryx qui reste sans mon domaine privé et que pensent-ils de moi ?…

Du point de vue de la légalité, l’acte du Ministre de l’environnement est une atteinte grave à la convention de Washington du 3 Mars 1973, entré en vigueur le 1er juillet 1975.

C’est une atteinte aussi à la Constitution du Sénégal qui à travers l’article 25 exige de tout citoyen le devoir de protéger le bien public.

En outre, le Ministre de l’environnement n’est pas censé ignoré l’article 1 du code de l’environnement qui dispose que « l’environnement Sénégalais est un patrimoine national, partie intégrante du patrimoine mondial.

Sa protection et l’amélioration des ressources qu’il offre à la vie humaine incombent à l’Etat …et aux citoyens… »

Ces faits de Abdou Karim Sall hautement plus graves que la litanie d’injures de Moustapha Cissé Lo qui lui ont couté son renvoie de l’APR et du groupe parlementaire Benno Bokk Yakar doivent-ils surprendre venant d’espèce comme AKS (art des konneries sales) ?

C’est vrai que le Sénégal est un pays qui souffre beaucoup d’amnésie collective mais pour les plus avertis cette connerie d’Abdou Karim Sall ne saurait être une surprise car l’auteur est un récidiviste qui a de l’art en la matière.

Qui ne souvient pas de lui, « alors qu’il n’était que directeur, il a poussé son outrecuidance au point de se ponter, en plein scrutin référendaire, devant les locaux du groupe Wal Fadjiri pour, disait-il, arrêter le signal » Mame Biram wathie, Chronique du 12 juillet 2020

Pour comprendre qu’il doit aussi être capable de tels conneries, je vous renvoie à son image plantant un arbre en se mettant sur une natte pour ne pas souiller ses souliers.

Et pour ceux qui exigent sa démission, comprenez aussi qu’il en est incapable car de tels hommes sont incapables d’actes de grandeurs.

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