Les déboires d’une malade du Coronavirus: « Je n’ai reçu aucun traitement alors que je présente des symptômes, les prélèvements de mes enfants ont été égarés, je risque ne pas percevoir mon salaire de juin »

Les déboires d’une malade du Coronavirus: « Je n’ai reçu aucun traitement alors que je présente des symptômes, les prélèvements de mes enfants ont été égarés, je risque ne pas percevoir mon salaire de juin »

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Les déboires d'une malade du Coronavirus: « Je n'ai reçu aucun traitement alors que je présente des symptômes, les prélèvements de mes enfants ont été égarés, je risque ne pas percevoir mon salaire de juin »
Au début de la maladie à coronavirus au Sénégal, le Professeur Moussa Seydi avait insisté sur la nécessité de gagner la bataille de la prévention. Sans quoi, la Covid-19 risquerait de s’installer et mettrait à nu les carences de notre système sanitaire. Apparemment nous en sommes à ce stade puisque nombreux sont les patients testés positifs et laissés à eux-mêmes, sans prise en charge adéquate. C’est le cas d’une femme âgée de 41 ans, avec laquelle Dakaractu s’est entretenue.

Selon ce qu’elle nous a confié, ses symptômes (fièvre, fatigue, difficultés respiratoires) sont apparus vers la fin du mois de mai après qu’un de ses collègues a été diagnostiqué positif. Elle travaille dans un Centre d’Appel et loge à Mermoz.

Après plusieurs relances, le Samu a fait les prélèvements le 05 juin et elle a connu ses résultats qui se sont révélés positifs le 07 juin. « Il ne fait aucun doute que j’ai ramassé cette maladie au travail car je n’ai pas d’autres fréquentations », se convainc-t-elle.

Mais le plus dur pour notre interlocutrice était de savoir si ses deux enfants (des garçons de 15 et 07 ans) étaient en sécurité. Les prélèvements par écouvillonnage sont faits sur les deux petits le 08 juin. Six jours après, pas de résultats. Leur mère revient à la charge et obtient du Samu de nouveaux tests qui sont effectués le 14 juin. Seulement, les seconds prélèvements connaîtront le même sort que les premiers.

Autrement dit, les deux garçons ne sont toujours pas édifiés sur leur sort alors que leur mère qui, par moment était gravement malade, n’a non plus bénéficié du traitement en vigueur au Sénégal. « Ils m’ont demandé de rejoindre un centre de traitement pour un suivi adéquat. Mais pour moi, ce n’est pas envisageable étant donné que je vis seule avec mes enfants. Je ne peux pas les abandonner. Encore que les résultats de leurs tests ne sont encore disponibles », se défend-elle.

« Abandonnée », la quadragénaire dont la tension est montée à 15 au tout début de sa maladie, donc un profil à suivre de près, doit pour le moment son salut à l’ « automédication ». « Je me suis gavé de médicaments sur conseils de mes proches. Parfois, j’ai même pris des tisanes pour vous dire que je ne savais plus quoi faire », témoigne-t-elle.

Quant à ses deux enfants, « ils ont eu quelques migraines », mais leur état de santé est plutôt stable.

Mais comme avec cette maladie, on n’est sûr de rien, la plaignante demande à être prise en charge avec ses enfants avant que l’irréparable ne se produise.

En sus d’être laissée à son sort, son employeur menacerait de ne pas lui payer les jours qu’elle est restée en isolement. Une situation difficile pour une mère qui ne compte que sur son labeur pour nourrir sa petite famille.

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