Quand les femmes tiennent au chaud leur conjoint

Quand les femmes tiennent au chaud leur conjoint

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Façonner son mari à sa façon, les femmes sénégalaises savent bien le faire. Raison pour laquelle, en cette période de fraîcheur, elles embaument l’espace nuptial en renfort de «thiouraye» parfumé pour tenir au chaud leurs partenaires.
La pédanterie sénégalaise à travers le slogan «jongué» (femme pédante) n’est plus remise en cause. En effet, les femmes du Sénégal s’accommodent, à n’importe quelle situation pour pouvoir tirer leur épingle du jeu. En cette période de fraîcheur, il faut forcément trouver une alternative, laquelle consiste à tenir son homme au chaud. Les parfums de chambres, très prisés en période de chaleur font place au «andu curray».
Dieynaba Niang, trouvée dans un magasin de tissus au marché de keur Mbaye Fall nous renseigne : «Nous avons renforcé notre «arsenal d’encens ». Nous faisons de notre mieux pour tenir nos chambres au chaud», explique-t-elle tout en sourire. La thèse avancée par notre précédente interlocutrice, est très en phase avec l’avis d’Oumy Ndiaye, qu’on a d’ailleurs trouvée chez le vendeur de thiouraye, bien voilée en plus. Elle nous explique : «Nous sommes au mois de novembre, bientôt décembre ; alors il faut lutter contre la fraîcheur. En quoi faisant ?Réchauffer nos chambres, au plus chaque jour je prends le temps de parfumer notre chambre à l’encens. L’odeur est tellement agréable !
À côté de ces jeunes femmes rencontrées, Awa Guèye reste d’un âge plus avancé et bien voulu nous apporter son avis sur l’affaire : «il faut prendre son temps, attiser le feu jusqu’à ce que le charbon soit tout rouge amener son «andu» (cuvette en terre cuite avec braises de feu et cendres servant d’encensoir de chambre, de salon, de palais) y mettre les charbons de bois allumée, puis une couche de cendre, pour éviter que le curray soit directement en contact avec le charbon. L’encens sera mis à l’aide du papier aluminium ou d’une cuillère se trouvant dans le « andu »».
Par ailleurs, elle précise l’existence des «Andus électriques». Comme le nom l’indique son utilisation demande un branchement au courant électrique. Mais, ajoute notre interlocutrice, ces « andus curray naturels sont plus en vogue à cause de leur caractère culturel, notre manière de ferrer nos hommes », lâche -t-elle.

Actunet

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